ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

Quel maître veux-tu avoir ? Qui veux-tu avoir comme berger ? Tu sais peut-être qu’il y en aura forcément un. N’avoir ni Dieu ni maître est une illusion, ta vie est de toute façon sous influences.

Mais tu as le choix et tu peux soit choisir ton maître et en prendre un qui te rend libre, soit subir un maître que tu n’as pas réellement choisi. C’est de cela que Jésus te parle aujourd’hui : quel berger vas-tu avoir ? Vas-tu suivre Jésus qui donne sa vie pour te conduire à la plénitude de la vie ou bien vas-tu suivre l’un ou l’autre des mauvais pasteurs – on pourrait dire aussi « l’esprit du monde » – qui souhaitent profiter de toi pour leur propre bien ? Pour savoir quel maître tu as en ce moment, tu peux écouter des critères donnés par Jésus qui permettent de savoir quel pasteur tu es en train de suivre.

• Un premier élément, c’est le pâturage. Le Seigneur est un berger qui conduit sur des prés d’herbe fraîche. Je ne sais pas si tu es déjà allé en Judée. Quand Jésus parle des pasteurs, il est dans cette région. Là-bas, l’endroit où on conduit ces troupeaux, c’est la région semi-désertique où l’herbe est plus jaune que verte et où il faut sans cesse se déplacer pour trouver un peu de nourriture. Les bonnes terres, elles, sont réservées aux cultures, ou aux animaux qui ont absolument besoin de bonne herbe. Puisque les moutons peuvent se contenter d’une herbe rase et marcher toute la journée pour la trouver, c’est là-bas qu’on les emmène. Mais Jésus n’est pas ce genre de pasteur qui donne juste ce qu’il faut pour vivre. Lui, il veut donner une vie surabondante. Au fond de ton cœur, sens-tu cela ? Le monde te propose des petits plaisirs, des bonheurs mesurés qui passent vite et laissent souvent des regrets. La mélancolie des lendemains de soirées, est-ce que tu connais ? La vie qui semble vide et creuse, est-ce que tu connais ? Ce n’est pas cela que te propose Jésus. Lui, il te conduit auprès de lui, dans la maison du Seigneur, aux eaux tranquilles. La paix et la joie profondes sont les signes que ton âme est menée par le Bon Pasteur.

• Un autre critère, c’est le son de la voix du Pasteur. « Les brebis écoutent sa voix ». Jésus parle. Que tu écoutes ou pas, Jésus parle. Même, mieux que cela, Jésus TE parle. Pour avoir Jésus comme Pasteur, il est nécessaire de l’écouter. Oh ! sans doute que tu le fais puisque tu es là à la messe. Mais sa voix a-t-elle une place à part, une place déterminante dans ta vie ? Ou bien est-elle une voix parmi d’autres ? Le monde, les mauvais pasteurs parlent aussi beaucoup et il y a un combat à mener pour détourner ton attention de leurs voix pour écouter celle de Jésus.

Pour cela, il est nécessaire de s’éloigner du bruit, des sollicitations en tout genre, pour écouter la petite voix douce du Bon Pasteur qui t’appelle par ton nom. C’est ce que tu fais dans la prière. Est-ce que tu sais combien de temps tu passes chaque jour à prier ou à écouter la voix de Dieu (en lisant la Bible, en formant ta foi, en partageant ta vie de foi avec d’autres…). Combien de temps passes-tu à cela chaque semaine ? Et est-ce que tu passes plus ou moins de temps sur internet, ou à écouter la voix du monde ? C’est un autre signe pour savoir qui est le pasteur qui mène ta vie.

• Un autre critère donné par Jésus est le troupeau. Oui, ce n’est peut-être pas hyper valorisant aujourd’hui de dire que tu fais partie d’un troupeau, mais au-delà du vocabulaire, sois attentif à l’idée. Jésus veut te sauver personnellement, il s’occupe de toi d’une façon unique. MAIS il souhaite te sauver avec d’autres. Parce que l’homme est fait pour vivre en société, Jésus veut te sauver en t’intégrant à une société, en te faisant membre de son peuple, en te faisant membre de l’Église.

Tu sais, il y a des gens qui sont toujours sous un régime d’exception. « Oui, les autres font comme ça, mais moi ça ne me plait pas alors je fais à ma façon. » (Tu sais, le genre de gars qui, dès la maternelle déjà, quand la maitresse disait de dessiner une maison, lui faisait un avion et ça a continué jusqu'au lycée et quand on disait qu'on allait calculer le volume d'une sphère, il voulait calculer celui d'un tétraèdre...)

Sans doute qu’il ne faut pas suivre toutes les modes, mais vivre en société, c’est aussi se conformer à ce qui existe. C’est vrai avant tout dans la vie de l’Église. Quand tu suis Jésus, tu n’es pas seul et tu peux t’appuyer sur l’expérience de ceux qui ont suivi Jésus avant toi. Tu n’as pas à tout réinventer, mais tu as d’abord à recevoir une foi, une pratique, un enseignement moral. C’est en intégrant toutes ces bonnes choses que tu pourras être vraiment libre et trouver ta place propre dans l’Église.

Il y aurait encore tant à dire… Mais ces premiers critères peuvent déjà bien éclairer ta vie. Quel bonheur poursuis-tu ? Quelle est la profondeur des joies de ta vie ? Quelle voix écoutes-tu pour être guidé ? Quelle place cherches-tu dans l’Église ? Qui suis-tu pour qu’il te mène à Jésus ? Peut-être est-ce là un des grands critères : le Bon Pasteur qui veut conduire nos vies à leur perfection nous donne des petits pasteurs pour nous conduire à lui. En les suivant, nous trouvons le Bon Pasteur.

fr. Timothée Lagabrielle op

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