ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

Je vous propose qu'on relise les neuf lectures, non je rigole, pour essayer de chercher des preuves qui permettraient de proclamer sans l’ombre d’un doute notre foi dans le Christ ressuscité. Des preuves évidentes et rassurantes qui nous éviteraient de passer notre temps à nous poser 36000 questions. Des preuves qui s’imposeraient d’elles-mêmes. Or, de preuves nous n’en trouverons aucune !

Mais ne serait-ce pas un signe de ne pas avoir de preuve ? Signe de Dieu qui ne veut pas s’imposer dans la force mais qui choisit de se révéler dans la faiblesse… Signe d’un Dieu qui se laisse trouver par ceux et celles qui le cherchent… Signe de l’amour qui ne prend rien, sinon le risque de se donner…

Comme Marie-Madeleine et Marie, comme beaucoup d’entre nous ici, Héloïse, Léa, Lucie, Paul, vous êtes ici parce que vous avez rencontré des anges. Oui des anges ! Des personnes et des événements qui ont été pour vous des signes de la présence de Dieu. C’était peut-être comme dans l’Evangile avec un tremblement de terre qui a secoué pas mal de choses en vous mais ça été surtout un éclair qui tout d’un coup a illuminé votre vie d’une manière nouvelle. Maintenant, le Ressuscité vient à votre rencontre. Il vous appelle « soyez sans crainte » et vous invite à vous rendre chez nous ses frères, c’est là que vous le verrez.

Parmi justement ce qui se donne à voir ce soir, il y a un geste qui illustre et réalise combien Dieu ne se donne pas dans la force d’une preuve mais dans la faiblesse d’un signe : l’onction du Saint Chrême. Signe de la force du Christ qui se déploie dans la douceur, signe du don de Dieu, l’Esprit Saint. Son amour va imprégner tout votre être en profondeur et se diffusera tout autour de vous. Votre mission ? Votre nouvelle vie de baptisé ? Laisser la bonne odeur du Christ qu’est l’amour se diffuser dans le monde. Les chrétiens sentent bons lorsqu'ils s'aiment. Combien ils puent lorsqu'ils n'aiment pas, lorsqu'ils ne s'aiment pas...

Dieu ne se prend jamais de force. Il se donne toujours dans la faiblesse. Dans la faiblesse d’une histoire humaine compliquée. Dans la faiblesse d’une parole qui court le risque être mal comprise. Dans la faiblesse d’un pain qui s'émiette, dans la faiblesse d’un corps vulnérable. Dans la faiblesse d’une fraternité.

Ne cherchons plus autour de nous des preuves de la Résurrection. Reconnaissons-en nous les signes du Ressuscité.

Amen

Père Arnaud Franc

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