ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». Cette phrase que l'on peut interpréter de différentes manières ne sort pas de la bouche de n'importe qui mais de Pierre, celui qui peu de jours auparavant et au même endroit dans le Temple de Jérusalem avait renié le fils de Dieu... Il y a donc un avant et un après Jésus Christ, un avant et un après Résurrection.


Si Pierre peut affirmer « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes », c'est parce qu'il sait lui ce que ça veut dire ne pas obéir à Dieu, c'est-à-dire étymologiquement ne pas écouter Dieu. Il sait aussi que s'il n'avait obéi qu'aux hommes, et le premier d'entre eux, lui-même, il ne serait pas allé bien loin, voilà pourquoi il n'arrive pas à prendre des poissons pendant la nuit, mais pire que ça, s'il n'avait pas écouté Dieu, il se serait laissé enfermer dans sa culpabilité.
Car Pierre a pu finalement réécouter Dieu, au levé du Jour de la Résurrection avec quelques disciples, avec ceux qui dans l'Evangile ont eu du mal à s'ouvrir à la présence de Dieu. Pierre l'a renié, Thomas a douté à la fin de l'Evangile, Nathanaël a douté au début, les frères de Zébédée ont voulu être reconnu en se comparant aux autres.
Puis il y a deux autres disciples dont on ne connaît pas le nom, c'est donc sûrement toi et moi. Dans le lot de ces bras cassés, seul celui que Jésus aime reconnaît le Christ. Quel est-il ? Et bien là encore c'est toi et moi. Quand on découvre que nous sommes aimés jusqu'à être pardonnés, on entend la voix de Dieu, on le reconnaît en se jetant à l'eau ! Au fond de chacun de nous résonne cette voix, l'Eglise l'appelle la conscience. C'est elle que nous devons écouter, c'est à elle que nous devons obéir. Voici ce que dit l'Eglise dans un très beau texte du Concile Vatican II :
« Au fond de sa conscience, l'homme découvre la présence d'une loi qu'il ne s'est pas donnée lui-même, mais à laquelle il est tenu d'obéir. Cette voix, qui ne cesse de le presser d'aimer et d'accomplir le bien et d'éviter le mal... La conscience est le centre le plus secret de l'homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre. C'est d'une manière admirable que se découvre à la conscience cette loi qui s'accomplit dans l'amour de Dieu et du prochain. Par fidélité à la conscience, les chrétiens, unis aux autres hommes, doivent chercher ensemble la vérité et la solution juste de tant de problèmes moraux que soulèvent aussi bien la vie privée que la vie sociale. » (Gaudium et Spes 16)
Pierre, c'est vrai, n'avait pas la conscience tranquille mais le Christ vient à lui sans faire peser sur lui sa mauvaise conscience mais pour le tirer de là simplement en l'aimant et en mendiant son amour. Quand notre conscience, notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur ! Écoutons-le-nous répéter sans cesse : « M'aimes-tu ? » !

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». Savons-nous écouter la Parole de Dieu au fond de notre conscience ? Lui faisons-nous confiance ? La suivons-nous ? Quand on est à la fac ou à l'école, avec des amis, en soirée ou dans une simple discussion, quand on doit faire des choix plus ou moins grands. Comme Pierre, nous ne prêtons pas toujours l'oreille à la voix de Dieu qui résonne dans notre conscience ! Mais comme pour lui, Jésus vient toujours à nous et comme au premier jour il nous donne de pouvoir remarcher à sa suite.

A nous d'être les témoins de cette voix de Dieu qui résonne dans le cœur de tous les êtres humains ! Si Pierre tire un filet rempli de 153 poissons, c'est pour dire que nous sommes tous dans le même bateau ! 153 était le nombre d'espèces de poissons connues à cette époque, autrement dit chaque être humain a cette voix de Dieu qui résonne en lui dans sa conscience ! A vous chers étudiants d'être les témoins de cette conscience chez ceux et celles que vous côtoyez chaque jour dans vos familles, vos amis, vos études, vos activités et vos loisirs ! Non pas des témoins d'une conscience qui vous aliène mais qui vous stimule ! Témoins du Christ vivant en vous et qui vous veut libres et heureux ! Comme dit le Christ à Pierre, « quand tu es jeune, tu peux aller là où tu veux » Alors ne permets pas qu'on te vole ta jeunesse ni l'appel au bonheur qui résonne dans ta conscience.

Toi qui refais les forces et la jeunesse de ton peuple, donne-nous Seigneur, à manger. Eclaire, fortifie, nourrie et réjouis notre conscience d'être toujours aimés, car toujours pardonnés ! Alors, quoiqu'il arrive, nous pourrons te suivre ! Amen ! Alléluia !

Père Arnaud Franc

Copyright © 2014 La Pastorale Étudiante de Toulouse - Tous droits réservés - Conception graphique espritCréateur.COMM' & développement Nexteo Interactive