ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

 

On a tous quelque chose en nous de Saint Thomas... et pas seulement ce fameux doute qui a tant de mal à partir. « Tant que je ne le verrai pas de mes propres yeux, tant que je n'aurai pas de preuves concrètes qu'il existe, non je ne pourrai jamais croire en Dieu, en tous cas pas totalement ».


Mais on a tous aussi ce quelque chose en nous de Saint Thomas qui voudrait voir Dieu et croire en lui grâce à des signes extraordinairement spectaculaires ! Thomas par exemple ne voulait pas seulement voir Jésus mais il voulait en plus mettre sa main dans ses plaies. Nous aussi, à certaine heures de nos vies, nous pouvons très vite nous emballer. « Je veux que Dieu me dise ce que je dois faire maintenant et qu'il me révèle quelle est sa volonté pour moi de manière précise et détaillée, surtout pas demain mais tout de suite ! Et puis je voudrais voir des signes explicites dans ma vie qui me montrent qu'il est bien là ! »
Mais ce que nous avons de Saint Thomas, c'est aussi et surtout, et c'est plus profond, plus subtil, la même absence que lui. Pas seulement une absence physique. C'est sûr quand on loupe la messe le dimanche, on se retrouve comme Thomas qui n'était pas avec ses frères – et quand on est loin d'eux, on est loin de Dieu...
L'absence de Thomas, c'est « ne pas être là où Dieu est ». La situation qui l'illustre le mieux c'est vrai, c'est quand on tombe dans le péché. Mais ne serait-ce pas beaucoup plus quand on tombe dans le découragement provoqué souvent par le péché, quand on se dit « Je ne suis pas digne de Dieu, je ne le mérite pas. » ? Quand tu te dis ça, que ce soit pour une bonne ou pour une mauvaise raison, sache-le, tu cours le risque de ne pas être là où Dieu est, parce que Dieu est justement là où sont les hommes et les femmes apparemment indignes d'être reconnus, indignes d'être pardonnés, indignes d'être aimés...
Après sa mort et sa résurrection, Jésus vient auprès des apôtres enfermés dans la peur, le découragement et le péché de l'avoir abandonné. Or, c'est auprès d'eux que le Christ vient.
Le mystère de Dieu, c'est d'être toujours présent quand nous, nous sommes absents, c'est d'être toujours proche de nous alors que nous sommes loin de lui. C'est cela la miséricorde, c'est le cœur toujours ouvert de Dieu qui jamais ne se referme sur nous.
Quand Jésus vient auprès de Thomas, il lui montre ses plaies ouvertes. Il le rejoint dans sa propre revendication. Or l'Evangile ne nous dit pas que Thomas a mis sa main dans le côté du Christ. En fait, c'est dans sa parole qu'il met sa confiance, c'est dans son amour qu'il entre, beaucoup plus profond que ses plaies. Car si l'homme a ouvert d'un coup de lance le cœur du Christ par le péché, nous le découvrons aujourd'hui, le cœur du Christ est ouvert depuis toute éternité sur l'homme par son amour inépuisable et sa miséricorde... Ce cœur, il est ouvert encore aujourd'hui pour toi. Sa parole, tu peux y entrer encore aujourd'hui pour entrer dans la foi !
Chers Benjamin, Elisa, Héloïse, Léa et Lucie, à la suite de Thomas, vous vous approchez de vos frères et de vos sœurs et de donc de Dieu. En frappant à la porte de l'Eglise, vous voulez entrer plus en profondeur dans le cœur de Dieu, ce cœur rempli de miséricorde, de tendresse et d'amour. Vous avez pressenti sa main se poser sur vous. Vous avez entendu sa parole. Alors laissez-vous conduire.

Et nous qui sommes baptisés, nous laissons-nous conduire par sa parole ? En 1931, le Christ s'est révélé à une jeune religieuse polonaise appelée sœur Faustine avec le désir que le monde entier contemple son cœur ouvert, sa miséricorde. Pour cela il a donné une parole à dire et à prier : « Jésus, j'ai confiance en toi ». Mettons-nous notre confiance dans cette simple parole ? Ou faisons-nous comme Thomas qui se laisse gagner par le doute et qui attendrait quelque chose de plus intellectuel ou sensationnel ?
Mettons-nous notre confiance dans sa parole lorsqu'il dit à ses apôtres « A qui vous remettre ses péchés, ils seront remis ». Allons-nous auprès des apôtres d'aujourd'hui les évêques et les prêtres pour être remis de nos péchés ? Quand est ce je suis allé pour la dernière fois voir un prêtre, cet homme aussi pécheur que moi mais choisi par Dieu pour délier en moi tout ce qui doit l'être ?

Dieu a un souffle au cœur ! Par le Christ, il souffle sur le chaos de nos vies et du monde comme au premier jour de la création pour justement nous recréer.
« Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma miséricorde » dit Jésus à sœur Faustine. Alors tournons nous vers lui maintenant et à l'heure de notre mort avec sa parole sur les lèvres et son souffle au cœur qui nous donne la paix : « Jésus, j'ai confiance en toi »

Père Arnaud

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