ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

« Que devons nous faire ? » Bonne question que nous pouvons nous poser au début de cette Année Sainte qui nous plonge dans la Miséricorde ! « Que devons nous faire ? »

 

Dans le message que le Pape vous a envoyé pour vous inviter aux JMJ à Cracovie, qui sera l'événement phare de ce grand Jubilé pour tous les jeunes du monde entier (toutes les infos pour partir avec la paroisse sont à retrouver sur internet et à la fin de cette messe), le pape emploie plusieurs fois le mot « concret », comme s'il sentait que la Miséricorde, c'était pour beaucoup une réalité abstraite. Pire, une réalité inaccessible !.. Genre trop haut de l'échelle : « La Miséricorde, c'est vraiment pas pour moi, d'ailleurs je ne comprends pas ce que ça veut dire ». « Trop haut aussi parce que Dieu ne peut pas être proche de moi... Il est si pur et moi si impur...» Ou alors genre trop bas de l'échelle : « Il faut aimer tout le monde car tout le monde il est gentil et il est beau. La Miséricorde, c'est l'amour catho couleur rose bonbon. D'ailleurs le prêtre qui dit ça est en rose... »
« La Miséricorde, nous dit le pape François, est une réalité concrète à travers laquelle Dieu révèle son amour ». Et il sait de quoi il parle ! Vous irez lire dans ce message son propre témoignage où il raconte comment il a fait concrètement l'expérience de la miséricorde.
Qui que nous soyons, nous sommes tous appelés à faire l'expérience d'un « amour concret, fidèle, gratuit, capable de pardonner ». L'un de ses signes, c'est la joie sereine. Non pas la joie euphorique de fin de soirée ou de fin de semestre. Mais la joie qui surgit de manière inattendue dans un contexte souvent compliqué. Bref, une joie qui ne peut vraiment pas venir de nous mais de Dieu. Une joie qu'on ne peut qu'attendre...
Quand Sophonie demande à Sion « Pousse des cris de joie », c'est à un moment concrètement difficile de son histoire. Mais s'il le lui demande, c'est justement pour l'ouvrir à la joie, celle de Dieu. « Il aura en toi sa joie et son allégresse ».
Quand le pape François demande à tous les diocèses d'ouvrir la porte de la Miséricorde le dimanche de la joie avant Noël, c'est aussi à un moment concrètement difficile, pour notre monde, pour notre pays, pour notre histoire... Mais c'est à ce moment là que nous pourrons vraiment faire l'expérience de la Miséricorde et de la joie, de la présence et de la proximité de Dieu au milieu de tout ce qui fait notre humanité. « La joie de Dieu est de pardonner », ça aussi François vous l'écrit dans son message. La joie de Dieu, c'est vivre au milieu de nous pour sans cesse nous renouveler par son amour qui est comme un feu qui ne s'éteint pas...
Si chacun de nous pouvait cette année faire l'expérience concrète de la Miséricorde, de la tendresse et de la joie de Dieu au cœur même de son histoire ! Personne en est exclu !! Regardez ceux qui viennent se faire baptiser par Jean, c'est une foule de personnes avec tous les profils mais dont le point commun est d'être mal vu et très peu fréquentable... Si chaque être humain pouvait s'approcher de l'Eglise comme de Jean-Baptiste, en percevant que rien n'est impossible et que toute vie aussi compliquée soit-elle peut être changée par Celui qui vient au Nom de Dieu...

Ce soir, mettons nous concrètement à la suite de cette foule de pécheurs, d'hommes et de femmes aux lourds passés, aux histoires complexes, aux parcours mêlés d'ombre et de lumière, aux avenirs incertains ... et faisons le plongeon ! Entrons ensemble dans cette Année de la Miséricorde. Si le sacrement en est comme la source, n'oublions jamais de nous interroger et de répondre concrètement à la question « Que devons nous faire ? ». Sinon, nous risquons de perdre l'eau puisée à la source... Ne laissons pas nos cœurs, nos mains défaillir !
Si tu veux faire concrètement l'expérience de la Miséricorde, « conseille ceux qui sont dans le doute, enseigne ceux qui sont dans l'ignorance, reprends les pécheurs, console les affligés, pardonne les offenses, supporte avec patience les personnes importunes, prie Dieu pour les vivants et pour les morts » mais aussi « nourris les affamés, donne à boire à ceux qui ont soif, vêtis celui qui est nu, accueille l'étranger, assiste les malades, visite les prisonniers, ensevelis les morts ».
Bref, la Miséricorde, c'est du concret !
Alors, « que faisons-nous ? »

Père Arnaud Franc

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