ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

Il y en a un qui est beaucoup moins inquiet depuis hier soir ? C'est Guy ! Oui depuis deux mois il était inquiet Guy, avec ces doublons qui lui pourrissaient la vie, son infirmerie qui ne désemplissait, son incapacité à remporter le moindre match à l'extérieur, l'adversité manifeste des arbitres contre lui, oui tout ça, ça le rendait inquiet. Vous, vous en vous en foutez peut être un peu, mais un toulousain normalement constitué, il compatit à l'inquiétude de Guy, oui Guy Novés, l'entraineur du stade toulousain !

Eh ben depuis hier soir ça va beaucoup mieux, il est beaucoup plus détendu Guy, depuis qu'on a foutu une bonne dérouillée aux catalans: il va mieux. Bon du coup y'en a un qui est beaucoup plus inquiet c'est Marc, Marc Delpoux, l'entraineur de Perpignan. Ainsi va le monde d'inquiétude en inquiétude....
Bon on se marre, mais on n'est pas là pour ça; les étudiants c'est un peu pareil, assez inquiets aussi : enfin chez l'étudiant il y a différentes formes d'inquiétude ..

Y'a L'inquiétude éthylique: inquiet de savoir si ce soir c'est happy hour chez Tonton et si il fait pas suspens pendant le carême. T'imagine, Tonton en carême : plus de bière, plus de pastis, c'est menthe à l'eau et Badoit au mètre, ça va nous changer les vendredis soirs sur la place saint Pierre !

T'as l'inquiétude universitaire : inquiet de ton orientation. Inquiet de savoir si tu trouveras un boulot a Toulouse : le rêve, ou si tu vas être obligé d'accepter un poste à Limoge : la purge, ou pire à Paris : l'horreur !

L'inquiétude égocentrée: qu'est ce qu'on va penser de moi si on apprend que je suis catholique dans ma fac ? Qu'est ce que Marinette va penser de moi si elle me voit habillé comme un pingouin : jogging/birkenstock (je ne veux pas offenser les allemands de l'assemblée) ? Ou encore qu'est ce que le père Simon va penser de moi si je me confesse à lui avec tout mes énoOormes péchés ?

L'inquiétude toute catholique : Seigneur est ce que tu m'appelles à être dominicaine du saint nom de Jésus, missionnaire de la charité, ou petite sœur des pauvres ?

L'inquiétude sentimentale: est ce que je vais trouver ma Julie avant la fin du carême, ou en tout cas avant mes 40 ans ?
On plaisante on plaisante mais l'inquiétude ça vous pourrit la vie ! Vous savez quand vous avez un truc qui vous obsède, un truc dont vous n'arrivez pas à vous défaire, une espèce d'idée fixe qui vous inquiète et dont rien ni personne ne semble pouvoir vous débarrasser, et bien les lectures de ce jour te donne trois pistes à exploiter, trois voies pour combattre l'inquiétude, trois conseillers.

A tout Seigneur tout honneur Jésus : « Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice ». Tu t'inquiètes pour trop de choses qui éparpillent ta vie en mille morceaux, cherchent plutôt ce qui va l'unifier, et ce qui l'unifie, c'est de trouver le centre, c'est de trouver de Dieu et de l'y installe. Alors cherche Dieu, tu remarqueras que Jésus dit "cherche d'abord le royaume de Dieu", ça veut dire que cette recherche n'est pas exclusive de toutes les autres. Ca veut dire que tu peux quand même chercher un boulot, tu peux quand même aller en boite (ou à la paroisse) pour chercher Marinette, tu peux quand même aller a Ernest Wallon pour chercher la victoire (si tu vas à aimer Giral tu risques plus d'y côtoyer la défaite). C'est même plutôt conseiller de chercher un peu et de te tirer les doigts pour faire ce qui te revient, mais avant tout, c'est une question de priorité: cherche Dieu, tout le reste s'ordonnera à Lui, ou plutôt il ordonnera tout le reste de ta vie.

Deuxième conseiller, Saint Paul: « je me soucie fort peu de votre jugement sur moi... celui qui me juge c'est le Seigneur », mais quelle sagesse ! Combien est ce que nous perdons de temps et d'énergie à nous contempler dans le regard des autres, à nous inquiéter de ce qu'untel pense de moi ! Libère-toi de ce regard oppressant car si tu vis en attendant l'approbation des autres, tu mourras de leur rejet. Attache-toi là encore au seul regard qui compte, celui de Dieu, et ensuite pose sur tes frères ce même regard, un regard qui relève, un regard qui édifie, un regard qui encourage.
Enfin troisième conseiller Isaïe, c'est Jérusalem qui parle, mais Jérusalem ça peut être chacun d'entre nous au jour de la détresse: « Le Seigneur m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée ». Quand la tribulation se fait trop forte, quand la tempête semble nous submerger, elle est inquiète Jérusalem et nous avec elle, et nous comme elle. Et pourtant Dieu a scellé son Alliance avec elle, avec toi, avec les Hommes, une alliance pour toujours. Et c'est Dieu lui-même qui prend la parole : « Je ne t'oublierai jamais. »

Alors, quand tu te sentiras submergé par la tristesse,
accablé par la honte de ta misère,
inquiet du lendemain, seul, terriblement seul,
ne laisse pas l'inquiétude te ronger le cœur,
ne laisse pas le désespoir te faire sombrer,
crie, hurle vers le Seigneur.
Et écoute-le, qui murmure au fond de ton cœur : « Je ne t'oublierai jamais. » « Jamais. »

Abbé d'Artigue

 

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