ÉTUDIANTS CATHOLIQUES À TOULOUSE

Le célibat à cause du Christ et de l'Évangile

La vie consacrée désigne aujourd'hui toute personne (ou tout groupe de personnes) qui s'engage au célibat à cause du Christ et de l'Évangile. Elle recouvre traditionnellement les formes de vie suivantes : la vie religieuse apostolique, monastique et missionnaire, les Instituts séculiers, les sociétés de vie apostolique, les ermites, l'Ordre des vierges consacrées et les veuves consacrées. La vie consacrée n’est-elle pas une sorte de "gaspillage" d’énergie humaine utilisable suivant les critères de l’efficacité pour un bien plus grand au profit de l’humanité et de l’Église ? Voici la réponse de Jésus : "Laissez faire".

"Qu’en serait-il du monde, s’il n’y avait les religieux ?" Au-delà des estimations superficielles en fonction de l’utilité, la vie consacrée est importante précisément parce qu’elle est surabondance de gratuité et d’amour, et elle l’est d’autant plus que ce monde risque d’être étouffé par le tourbillon de l’éphémère. « Sans ce signe concret, la charité de l’ensemble de l’Église risquerait de se refroidir, le "sel" de la foi de se diluer dans un monde en voie de sécularisation ». La vie de l’Église et la société elle-même ont besoin de personnes capables de se consacrer totalement à Dieu et aux autres pour l’amour de Dieu.

Père Grégoire Le Bel, Jésuite

Sr Marie-Judith Raharilalao, religieuse trinitaire de Valence

Tous appelés à la sainteté

Chacun est appelé à faire quelque chose de sa vie. Si une personne décide de se mettre au service d'une cause plus importante que ses seules préférences personnelles, on dit qu'elle répond à une vocation. La vocation, c'est donc une certaine manière de vivre sa vie, de la comprendre et de l'ordonner comme un service. Mais l'appel, l'origine de la vocation n'émane pas de la personne. Celle-ci ne peut que le recevoir et y répondre en toute liberté. Tout chrétien, par son baptême, est appelé à faire de sa vie une réponse et un service. La vocation baptismale se déploie dans tous les états de la vie : mariage chrétien, célibat.

Quelle que soit notre vocation, nous sommes tous appelés à la sainteté, à participer à la plénitude de l'amour de Dieu donc, à aimer, à être heureux et à rendre heureux.

"Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d'hommes." (Mt 4, 19).

Depuis 2000 ans, Jésus veut se donner au monde, donner sa vie, son amour à chaque génération, pour que tous soient sauvés du mal et de la mort et heureux de vivre avec lui et son Père. Pour cela, il appelle des hommes à le suivre comme prêtres afin de vivre avec lui, de goûter la joie de sa présence et de la partager à tous les hommes et les femmes de notre monde.

C'est le rôle des prêtres : donner Jésus vivant, par les sacrements en particulier l'Eucharistie, par l'annonce de la Bonne Nouvelle et par la conduite des hommes et des femmes vers lui ; ils sont des "pêcheurs d'hommes". Ils sont les serviteurs du bonheur de leurs frères les hommes à l'image de Jésus et de ses apôtres.

Jésus appelle par l'intermédiaire de son Église. Le jeune qui expérimente au plus profond de lui-même le désir de donner sa vie à Jésus pour son Église doit en parler à un prêtre, son aumônier ou son curé. Il faut alors un temps d’accompagnement pour aider le jeune à vérifier que c'est bien l'Esprit Saint qui l'appelle car personne ne peut devenir prêtre sans y être appelé par le Seigneur et son Église. Après un temps de discernement, le prêtre l'envoie auprès du Service Diocésain des Vocations (SDV) qui va poursuivre avec lui le chemin. Si l'appel se confirme, alors vient le temps de la formation au séminaire après avoir rencontré l'évêque, le père des prêtres dans son diocèse.

Il faut du temps et de la patience pour devenir prêtre, mais quelle joie de pouvoir ainsi donner sa vie pour les amis de Jésus, comme lui-même l'a fait pour nous, jusqu'à la croix, preuve de son amour éternel et infini.

Source : seminairesaintcyprien.catholique.fr

 

La vocation naturelle

Parmi les vocations auxquelles les hommes sont appelés par la Providence, le mariage est l’une des plus nobles et des plus élevées. Par le mariage, l’homme et la femme deviennent les collaborateurs de Dieu dans la procréation des enfants ; ils sont appelés à se sanctifier mutuellement ; ils reçoivent, en même temps, la mission de former - par l’éducation - le cœur, l’intelligence et la volonté des enfants qui leur sont confiés, jusqu’au jour où ceux-ci sont enfin capables de se conduire par eux-mêmes.

Parce que Dieu est amour et qu’il a créé le monde par amour, il n’a pas voulu que les enfants naissent autrement que par l’amour que l’homme et la femme se vouent l’un à l’autre pour la vie entière.

« Comment pourrais-je comprendre s’il n’y a personne pour me guider ? » (Actes 8, 31)

La foi est profondément personnelle mais ne se vit pas seul. Pour avancer dans notre vie (spirituelle), il faut avoir les yeux ouverts, être vigilant, mais ça ne se fait pas du premier coup et ce n’est pas si simple. Nous avons besoin d’un complément de regard, ce que permet l’accompagnateur.

L’accompagnement spirituel, encore appelé « direction spirituelle », est toujours utile. Il devient indispensable, lorsqu’on s’interroge sur une vocation sacerdotale ou religieuse. C’est souvent un prêtre. Dans la tradition de l’Église, cette mission est aussi confiée à des hommes et des femmes, religieux ou laïcs. Pour bien choisir un accompagnateur spirituel, prends conseil. Demande aux aumôniers de la paroisse. Tu ne trouveras pas le « père spirituel » ou « l’accompagnateur spirituel » parfait. Il aura des défauts, parfois visibles. L’essentiel est qu’il soit à ton écoute, qu’il ait la foi et te mène au Christ.

source : carnet JMJ Madrid diocèse de Paris

 

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